Luce VIGO
( 30/06/1931 - 12/02/2017)

Jean Vigo


Jean Vigo


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Jean Vigo


Luce Vigo se souvient de son enfance sans parents (son père, Jean Vigo est mort en 1934 au moment de la sortie de son film l'Atalante). Sa mère décéda en 1939. Dans un entretien publié par Jean Roy dans le quotidien L'Humanité, en 2005, elle déclarait " j'avais une mère trop malade pour me parler de mon père". A partir de 5, 6 ans, elle aussi a été atteinte d'une infection pulmonaire. Elle est alors transférée dans un lieu de soins en montagne. Elle a été élevée par Louis Martin-Chauffier, journaliste, et Claude Aveline, qui était son tuteur et l'exécuteur testamentaire de son père
Elle prend connaissance du rôle fondamental joué par Jean Vigo dans l'histoire du cinéma mondial tardivement (elle a vu les quatre films de son père, pour la 1ere fois, à 14 ans). Sans être cinéphile pendant ses études universitaires, elle écrit son premier texte sur Vigo en 1964, pour le centre culturel français, à Casablanca, où elle commence sa carrière d'enseignante. C'est à son retour du Maroc, en 1965, qu'elle commence à présenter des films à la Maison de la culture de Bobigny... toujours sans que cela change son rapport à Vigo et milite dans le courant des ciné-club, au sein de la fédération qui porte le nom de son père. En 1968, Luce Vigo finit par quitter l'enseignement pour ce consacrer au cinéma et s'engager dans la promotion des auteurs cinéastes d'à travers le monde.Elle animera une salle de cinéma à Epinay-sur-Seine.
Le Prix Jean Vigo est créé par Claude Aveline et ses amis en 1951. Elle y développera un festival annuel de courts métrages, en 1988. Luce Vigo rejoindra les membres du Prix Jean Vigo dans les années 1990. Démarre l'époque où elle est invitée à travers le monde pour y présenter les films de son père. Mais aussi pour y découvrir de jeunes cinéastes. Elle continua son travail de critique cinématographique dans plusieurs publications et ce jusqu'au bout de sa vie.
En 2002, elle finit par écrire une courte biographie de son père, Jean Vigo, une vie engagée dans le cinéma, éditée par Les Cahiers du cinéma. En 2011, elle fait une apparition dans Le Havre, d’Aki Kaurismäki.
Elle est décédée, le 12 février 2017 à l'âge de 85 ans.

Elle a collaboré à :

et dans le n°90-91 d'Archives de mars 2002 dans un article intitulé Jean Vigo et les "amis du cinéma de nice".

Elle est aussi auteur de dossiers pédagogiques, elle est co-rédactrice en chef, avec Catherine Schapira, d'Allons z'enfants au cinéma, une anthologie de deux cents films pour jeune public, éditée par « Les Enfants de cinéma ».

SES OUVRAGES


Liens concernant la revue

Liens internes


Liens externes

Sur Wikipédia
« Mort de Luce Vigo, cinéphile, fille de Jean Vigo » dans Le Monde, 14 février 2017
Disparition. Luce Vigo, une grande dame engagée dans le cinéma dans l'Humanité, 14 février 2017