Denis LEVY

L'art du cinéma n°61-62



L'art du cinéma n°57-60



L'art du cinéma n°55-56



L'art du cinéma n°38



L'art du cinéma n°21-22-23



L'art du cinéma n°01

C'est pendant le bouclage du dernier numéro de L'ART DU CINEMA que son rédacteur en chef, Denis LEVY, a bien voulu nous accorder un peu de temps pour répondre à nos questions.

Comment êtes-vous arrivé dans la ‘critique cinématographique’?

Par militantisme en faveur du cinéma comme art. J’ai commencé à publier des critiques dans les années 70, dans Téléciné, puis dans la Feuille Foudre et l’éphémère Imparnassien. J’ai cessé presque toute activité critique au début des années 80, et j’ai repris un travail d’écriture sur le cinéma, d’un tout autre ordre que critique, à partir de la fondation de la revue L’art du cinéma, en 1993.

Pendant vos études, avez-vous eu des activités dans le cinéma ?

J’ai animé plusieurs ciné-clubs quand j’étais étudiant en Philosophie. J’ai également été stagiaire et assistant sur des tournages, et j’ai commencé à réaliser des films en production indépendante.

Quels sont vos activités en tant qu’enseignant en Cinéma (à l’Université Paris-8) ?

Aujourd’hui retraité, j’ai enseigné le Cinéma à Paris-8 pendant 40 ans, au cours desquels j’ai pu heureusement varier mes enseignements, qui ont été aussi bien pratiques (réalisation) que théoriques (esthétique et histoire, principalement du cinéma hollywoodien).

En 1993, vous fondez l’ART DU CINEMA Avec quels objectifs?

Au départ, Alain Badiou et moi avions le projet assez modeste de publier une série de brochures où seraient exposées, dans des études sur le cinéma ou sur des films, les raisons pour lesquelles nous considérons que le cinéma est un art, c'est-à-dire une pensée autonome et universelle, mais en prise sur son temps.
Ces brochures, dont la publication a été accompagnée jusqu’en 1997 de projections-conférences, ont rencontré plus de succès que nous ne l’espérions, et sont finalement devenues une revue.
Parallèlement, la petite équipe du début s’est considérablement étoffée, ce qui permet aussi de publier des numéros plus conséquents quantitativement (nous sommes tous bénévoles). J’aime à penser que c’est plutôt un livre (interminable, j’espère) qu’une revue, dont chaque numéro, consacré à un thème particulier, serait un chapitre que nous écrivons à plusieurs.

Avez-vous collaboré à d’autres revues de cinéma ?

Téléciné, Feuille Foudre, L’Imparnassien, Iris, Murmure…

Quelles sont vos activités au sein du CRIR ?

Je ne suis que membre associé. Mes activités se sont limitées à des interventions dans un colloque et un séminaire.

Quand vous voyez un film, vous demandez vous quelle place il occupera dans le cinéma ou ce qu’on retiendra de lui dans 10 ans ?

Je me demande surtout quelle place il occupe aujourd'hui dans la conjoncture (comment il fait conjoncture). Dans 10 ans… on verra bien. Je remarque en tout cas qu’il ne me faut pas 10 ans, ni même 10 mois, pour oublier un film médiocre.

Quels sont les actions, fonctions ou articles (pour le cinéma) dont vous êtes le plus fier.

Avoir fondé L’art du cinéma. Pour le reste, ce n’est pas à moi de juger. Je peux juste vous citer le compliment dont je suis le plus fier : on m’a dit que mon article « L’art et le genre » (dans L’art du cinéma n°42 / 45) représentait une « révolution copernicienne » dans la façon d’aborder la question.

Propos recueillis par JLuc G, en mai 2009
copyright ©2006-2009 / Revues-de-cinema.net