LAMBOT Fabrice
( 29/06/67 - )

Octobre 1994 (n°1)



Février 1995 (n°2)



Octobre 1995 (n°3)



Juillet 1996 (n°4)



Janvier 1997 (n°5)



Octobre 1997 (n°6)



 (n°4)



 (n°3)



 (n°2)



 (n°1)

Le critique et réalisateur, Fabrice LAMBOT, a bien voulu délaisser quelques instants la gestion de sa maison de production 'Metaluna Productions' pour répondre à notre invitation.

En octobre 1994 paraissait le premier numéro d'ATOMOVISION. Quel était l'ambition de ce fanzine ?

Comme l'indiquait le tagline au-dessus du titre, Atomovision avait pour vocation de faire revivre le cinéma fantastique du passé. J'adore tous les genres de cinéma, avec bien sûr une prédilection pour le cinéma de genre, en particulier fantastique, horreur ou sf, et je suis resté très nostalgique de mon enfance.
Atomovision était un moyen pour moi de replonger dans mon enfance et faire découvrir ou redécouvrir des classiques et des perles de l'histoire du cinéma fantastique, et aussi des raretés. Je suis notamment super fan de la sf américaine des fifties et des films de monstres mexicains, et avec l'équipe que j'ai réuni alors, nous nous éclations à parler de ces films.

Quelles étaient les personnes à l'origine de cette revue et leur rôle?

Je suis à l'origine d'Atomovision, et j'ai été rapidement rejoint par Jean Depelley et Jacques Lejemble, qui ont été les deux autres principaux collaborateurs au long des six numéros.
Il ne faut pas oublier mon frère Emmanuel, qui faisait la maquette du zine, et mon père qui me filait un coup de main pour négocier auprès d'imprimeurs avec lesquels il avait l'habitude de travailler, pour obtenir de bons prix.
Et enfin, je ne dois pas oublier Jean-Pierre Putters, qui m'a poussé à aller de l'avant, et Alain Schlockoff, qui m'a également encouragé dans cette aventure.

Vous aviez déjà collaboré à d'autres revues ou fanzines consacrés au Cinéma? Vous fréquentiez le monde du fanzinat ?

Quand j'ai lancé Atomovision, la seule revue à laquelle j'avais collaboré était le prozine américain Scary Monsters, qui avait publié dans l'un de ses numéros un article que j'avais écrit sur LES SURVIVANTS DE L'INFINI, étant fan depuis tout petit de la créature de Metaluna, que j'avais découvert dans un livre de mon père sur la conquête spatiale, et qui avais hanté mes nuits pendant des années, jusqu'à enfin découvrir le film à La Dernière Séance à la télé. C'est d'ailleurs une relation à vie avec ce film auquel je porte une affection indéfectible, au point de baptiser notre société de production Metaluna Productions, et d'avoir consacré la couverture de notre nouvelle revue Metaluna à ce mutant des Survivants de l'Infini.

Pourquoi avoir monté la boite de production Metaluna Productions ?

Nous souhaitons développer le cinéma de genre, en France et au niveau international.
On ose croire qu'il est encore possible de faire des films indépendants qui aient du cœur, de l'enthousiasme, une ambition artistique et un fonds. On a d'abord produit mes courts métrages, puis Dying God, certes un petit b movie sans autre ambition que de divertir, avec un ton volontairement old school, mais là il s'agissait aussi de nous faire plaisir.
Depuis nous avons embrayé sur le prochain film de Douglas BUCK, The Broken Imago, que nous produisons. Là c'est un film horrifique et écologique, avec un vrai message et une approche très ambitieuse, et avec Jean-Pierre on fond beaucoup d'espoir sur ce projet.
Et en parallèle nous développons deux projets de courts-métrages, Dolorosa et M14, que l'on produit et qui serons tournés courant 2009.

Pourquoi avoir lancé METALUNA (en 2007) et ne pas avoir relancé ATOMOVISION?

En fait la couverture du Metaluna 1 est celle qui était prévue pour Atomovision 7, qui n'est jamais sorti, et une bonne partie du contenu aurait dû également figurer dans ce septième numéro d'Atomovision. Mais comme nous avons développé Metaluna Productions, et que nous comptons être présents dans tous les domaines touchant au fantastique, aussi bien cinéma bien sûr - notre priorité n°1 - qu'édition de dvd, publication de revues, de livres, de bds, il nous apparaissait plus logique de sortir cette nouvelle revue.
Et puis Atomovision était mon bébé, pour Jean-Pierre cela restera à jamais Mad Movies, et comme nous sommes tous les deux à l'origine de Metaluna Productions, il était logique de sortir un nouveau titre. Jean Depelley, qui était déjà de l'aventure Atomovision et qui est devenu aussi mon co-scénariste attitré, est le rédacteur en chef de Metaluna la revue car je n'ai que 24 heures dans mes journées, Jean-Pierre idem, et nous axons prioritairement notre activité sur la production de films.

Le développement d'Internet est il un frein, un complément, une opportunité markéting, ou la fin des fanzines de cinéma?

Je pense que les deux se complètent, même si personnellement je préfère un fanzine papier qu'un webzine.
L'objet est incontournable, et collectionnant de plus les fanzines et revues sur le cinéma fantastique, c'est cool de voir les piles de revues prendre de la hauteur et les collections se compléter. Mais bon on fait le zine pour le fun avant tout, pour l'instant après 4 numéros on continue à perdre de l'argent mais on commence à équilibrer sur le numéro 4, donc à partir du numéro 5 on espère que les ventes des anciens numéros permettront de rembourser les investissements initiaux, et continuer longtemps l'aventure.

Vous êtes le réalisateur de: " Le sang du châtiment " (2005) et " Dying God " (2008). Racontez nous cette aventure.

J'ai réalisé en fait 2 courts métrages, Insanity (2002) que j'ai autoproduit, puis Le Sang du Châtiment qui est sorti sous la bannière Metaluna Productions. Et donc logiquement on est passé du court au long métrage, avec Dying God, dans le cadre de cette politique ambitieuse qu'avons Jean-Pierre et moi. Ce n'est que le début de l'aventure espérons-le.

Propos recueillis par JLuc G, en décembre 2008
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