DELMAS Serène
( 25/04/1976)

Mars 2011 (n°38)



Dictionnaire des films français érotiques et pornographiques



n°35



n°28



n°23



n°16



Collaboratrice à Brazil depuis 2 ans, Serène Delmas a bien voulu, pour nous, revenir sur son jeune mais prometteur; parcours de critique.

Comment êtes vous arrivée dans le monde de la critique cinématographique (par quelles études)?

Je faisais des études d'histoire de l'art quand sont arrivées les fameuses années de recherche, je me suis spécialisée dans le cinéma. J'ai adoré écrire sur les films, j'ai même passé deux ans en thèse, c'est pour dire comme j'aime écrire sur le cinéma... Mais j'ai arrêté cette thèse parce que je n'avais pas vraiment le style universitaire et je n'arrivais pas à m'exprimer avec le jargon exigé ! Je me suis donc peu à peu orientée vers une écriture plus spontanée, enfin qui me ressemblait plus en tout cas. J'aime écrire comme je parle, je n'arrive pas à faire du style ou à trop intellectualiser les choses. Le cinéma pour moi, c'est de l'émotion, et écrire c'est parler de cette émotion aux autres. J'ai tenu un blog où je parlais des films que je regardais mais comme personne ne le lisait, je me suis un peu sentie seule. Sur mon lieu de travail, j'ai rencontré Frédéric Thibaut, il m'a proposé d'écrire dans Brazil avec lui.

Comment se passe votre collaboration dans Brazil ?

J'ai écrit la première fois dans Brazil en 2009. Frédéric Thibaut et moi travaillions au même endroit à l'époque et nous étions également deux des rédacteurs du Dictionnaire des films érotiques et pornographiques de Christophe Bier. A cette occasion, nous avons beaucoup parlé de ces films et des films d'exploitation en général. Fred avait envie de faire un papier sur les cinq films de sexploitation que Bach Films venait d'éditer, il m'a proposé d'écrire avec lui ce papier pour Brazil. Cette collaboration s'est très bien passé et nous avons continué ainsi. Nous avons alors eu l'idée de soumettre au rédacteur en chef de Brazil, Christophe Goffette, une nouvelle rubrique mensuelle, Des bananes et des Dvds, sur des coffrets de films d'exploitation.
Depuis mars 2010, nous explorons donc cette face cachée du cinéma. J'écris aussi des critiques de dvds réglièrement ou des dossiers. Brazil est un magazine qui laisse beaucoup de liberté, on peut y aborder tous les cinéma et les chroniqueurs sont tous très ouverts et très différents.

Vous avez écrit pour d'autres revues ou fanzines de cinéma?

J'étais sur le coup pour être rédactrice d'une revue en ligne qui devait se monter en 2006 et qui promettait d'être formidable. J'avais préparé plusieurs dossiers et fait des recherches sur des thèmes très variés, et la rédactrice en chef était enthousiaste. Malheureusement, cette revue n'a jamais vu le jour, c'est un grand regret, car je pense que les revues en lignes peuvent être un espace d'expression formidable : moins cloisonnées, plus modernes que leurs homologues sur papier... Mais finalement je trouve ces qualités dans Brazil qui est un magazine qui se fiche complètement de sa réputation et où les rédacteurs sont très libres.

Quelles revues (de cinéma) lisez-vous actuellement ? Comment les trouvez-vous ?

Non, je ne lis que très peu de choses sur le cinéma, en revanche je lis un roman par semaine. Je n'aime pas lire sur les films avant de les voir, j'aime me faire ma propre opinion librement.

Quels sont vos projets pour cette année?

J'ai fait un chapitre d'un ouvrage collectif sur le cinéma fantastique français qui devrait sortir cette année. Idem pour le Dictionnaire des films érotiques et pornographiques de Christophe Bier qui sort en mai. Je prépare un livre sur les étrangers au cinéma, qui est co-écrit et sortira à l'automne, et l'expérience me plait beaucoup, donc ça serait avec plaisir que je participerais à d'autres projets éditoriaux sur le cinéma. Peut-être que l'occasion se présentera un jour. Sinon je vais continuer à explorer les marges du cinéma dans Brazil.

Propos recueillis par JLuc G, en avril 2011
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