ANDREVON Jean-Pierre
( 19/09/1937 - )

Ecran fantastique n°300



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Ecran fantastique n°76



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Ecran fantastique n°17



Ecran fantastique n°9



Ecran fantastique n°1

Un an après notre dernier entretien, nous avons décidé de continuer notre conversation avec Jean pierre Andrevon.

Notre dernier entretien date de l'été dernier. Qu'avez-vous fait depuis ce temps ?

L'été dernier, j'étais plongé dans le gros (520 pages) roman publié au Bélial en mai dernier, « La Maison qui glissait ». J'ai presque aussitôt enchaîné sur un beaucoup plus courts roman jeunesse à destination de la collection "Tribal" de chez Flammarion. Titré « Les Guerriers de la nuit », il s'agit d'une sorte de western contemporain situé en pays navajo, avec une petite touche de fantastique.
Je prépare à part ça un concert parisien, qui aura lieu au Sentier des Halles le 11 septembre. Et, à Grenoble, une exposition de mes toiles sur les changements climatiques qui ouvrira le 18 septembre.

Et où peut on trouver vos CD?

On peut les commander facilement en se reportant à mon site jp.andrevon.com.

Vous êtes né dans l'Isère et vous vivez toujours à Grenoble. Il y a donc une vie en dehors de la capitale ?

Je ne me suis jamais posé la question. On peut écrire, composer des chansons, peindre sur une île déserte. Surtout maintenant, avec cet outil fantastique qui s'appelle Internet, seul legs du monde technique que je ne renie pas.

Où en est votre dictionnaire encyclopédique sur le cinéma fantastique et de science-fiction ?

Il avance à petits pas, même si je dois avouer que je n'ai toujours pas trouvé d'éditeur pour publier ce futur pavé dans la mare.

Chaque année, les rédacteurs publient leurs films préférés pour l'année écoulée. Pourquoi ne faites-vous la même chose avec les livres et romans dans L'antre de la folie ?

C'est une bonne idée. Nous allons y réfléchir avec mon fidèle collaborateur Claude Ecken.

Votre premier roman « Les hommes-machine contre Gandahar » publié en 1968 a été adapté au cinéma par René Laloux, en 1987. Comment avez-vous trouvé ce film ? Avez-vous un droit de regard sur le scénario, le tournage ? Vous avez rencontré René Laloux ?

J'ai souvent rencontré René Laloux, devenu un ami cher au fil des années. Je pourrais dire la même chose de Caza, que je connaissais d'ailleurs bien avant Gandahar (nous nous sommes rencontrés dans les années 60 à une manifestation anti-nucléaire, très exactement à Bugey.) Mais non, je n'ai collaboré ni de près ni de loin à la fabrication du film, d'ailleurs réalisé en Corée du nord où je n'aurais jamais mis les pieds.
J'aime beaucoup le film dans son ensemble, même si je peux y apporter (c'est le critique de cinéma qui parle, pas l'auteur adapté) maints reproche de détail : une animation parfois mécanique des personnages, certaines séquences ratées (l'attaque du Sorn), une fin quelque peu abrupte. Mais je ne vais pas cracher dans la soupe, bonne.

Et pour votre roman « Le travail du furet à l'intérieur du poulailler » (sortie en 83) qui lui a été adapté en 1994 pour la télévision par Bruno Gantillon (sous le soleil, Louis La brocante.)?

Exactement la même réponse que précédemment : je n'ai pas collaboré au scénario mais j'ai rencontré après coup Bruno Gantillon, nous sommes devenus amis, nous avons travaillé sur maints scénario (dont une série située dans l'univers du Furet), dont aucun n'a trouvé preneur. C'est la dure loi de l'ouest. Ceci dit, et c'est la différence avec Gandahar, je n'aime pas le film, non, beaucoup trop fauché alors qu'il aurait fallu un budget à la Spielberg, et un acteur principal grimacier exécrable (en écrivant le roman, j'avais pensé à Delon, celui du Samourai de Melville !).

Si vous deviez choisir un de vos roman pour l'adapter à l'écran, lequel prendriez-vous? Et pour la mise en scène ?

Quelques séquences du "Monde enfin" (NDLR: Aux Editions Fleuve noir). La ville envahie par la végétation et parcourue de bêtes sauvages, c'est mon rêve esthétique ! Et je réaliserais, bien sûr.

Propos recueillis par JLuc G, en août 2010
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