Gerard LENNE

Ed. Musardine

Fiches du Cinéma n-1925

Bourvil - Ed. Albin Michel

La Ballade de Jane B - Ed. Hors collection

Blake Jacobs et Mortimer - Rééd Ramsay

Ecran n-86

Ecran n-21

La mort au cinema - Ed. Cerf

Midi Minuit Fantastique n°24

Quelles études avez-vous suivies ? Pendant votre scolarité, avez-vous eu des activités dans le cinéma ?

Etudes de lettres modernes (maîtrise) et la fameuse classe d’Henri Agel (préparation au concours de l’Idhec) au lycée Voltaire. J’assistais à tous les ciné-clubs possibles, mais n’intervenais guère dans les débats.

Votre expérience avec MIDI-MINUIT FANTASTIQUE vous a-t-elle marqué ?

Elle a été trop brève, j’ai collaboré aux deux derniers numéros de la revue. Je ne connaissais que Jean-Claude Romer et Michel Caen.

Comment êtes vous devenu critique de cinéma pour ECRAN? Quels souvenirs en gardez-vous ?

J’ai été sollicité par le directeur, Henry Moret, et son rédacteur en chef, Guy Braucourt, qui souhaitaient renouveler et élargir leur équipe rédactionnelle en 1974. C’était très convivial, avec des réunions ludiques (dans un brouillard de fumée de cigarettes) dominées par les calembours de Claude Beylie.

Comment avez-vous vécu la fusion de cette revue, en 1979, avec REVUE DU CINEMA/IMAGE ET SON ?

Sereinement, comme la solution la plus réaliste.
On avait demandé à quelques-uns, dont moi, de signer des papiers dans les premiers numéros après la fusion, pour que les lecteurs ne soient pas dépaysés.

Avez-vous collaboré à d’autres revues ou fanzine de cinéma ?

J’ai débuté à TELECINE sous le pseudonyme de Guillaume Louris, puis j’ai collaboré à TELERAMA de 1971 à 1973.

Hormis TELE 7 JOURS, ou peut-on lire vos critiques ?

Dans les années 70/80, mes collaborations principales ont été à POLITIQUE HEBDO et aux NOUVELLES LITTERAIRES.
Actuellement, ayant quitté TELE 7 JOURS en 2005, on ne peut plus me lire qu’épisodiquement dans LES FICHES DU CINEMA.

Vous avez écrit de nombreux livres sur l’érotisme et sur le cinéma fantastique… Cela reste vos domaines de prédilection?

Bien sûr.

En 1976, vous intituliez votre livre : « La mort du cinéma » (Collection 7e art). Et maintenant vous décririez le cinéma avec quels termes : résurrection, renouveau, mutation, sursaut, enterrement… ?

J’ai toujours précisé : la mort d’une certaine conception du cinéma tel que nous l’avons connu et aimé. Dans le mot "mort" il y a une idée d’irréversibilité. Nous ne connaîtrons plus cette cinéphilie exaltée, caractéristique d’une époque où il n’y avait rien d’autre – et surtout, (presque) pas de télévision.

Vous préparez actuellement un ou plusieurs livres ?

Je viens de terminer la préparation d’une édition entièrement revue, corrigée, mise à jour, avec nouvelle maquette et nouvelles illustrations, de mon livre EROTISME ET CINEMA, qui sortira en octobre à La Musardine.

Quels sont les actions, fonctions ou articles (pour le cinéma) dont vous êtes le plus fier.

La fierté est un sentiment qui ne m’occupe pas en permanence. Disons que je ne suis pas mécontent d’avoir publié à 24 ans le premier livre en France de réflexion sur le cinéma fantastique (LE CINEMA « FANTASTIQUE » ET SES MYTHOLOGIES, aux Editions du Cerf). D’avoir fondé en 1985 avec Jean-Claude Romer le Prix Très Spécial, qui a fonctionné pendant 23 ans. D’avoir présidé pendant six ans le SFCC (Syndicat Français de la Critique de cinéma) qui organise à Cannes la « Semaine de la Critique ».

Propos recueillis par JLuc G, en aout 2009
copyright ©2006-2009 / Revues-de-cinema.net