SCHLOCKOFF Alain
( 1948 - )

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Le créateur de l'ECRAN FANTASTIQUE, nous parle d'un de ces autres projets, la publication de FANTASTYKA.

Depuis 1969, vous dirigiez L’Ecran Fantastique. Vous aviez libre choix dans les articles, pourquoi lancer Fantastyka en 1993 ?

Pour trois raisons.
La première est que L’Ecran Fantastique, à l'origine revue sur l'histoire et la thématique du cinéma fantastique et de SF, s'est transformée en magazine d'actualité. Donc, on a voulu recréer un peu l'EF de ses débuts, par frustration. Ensuite, j'ai, à l'époque, créé une société d'édition où j'étais libre de décider de mes activités presse sans avoir besoin du soutien d'un éditeur, et cela faisait 8 ans déjà que je voulais faire une revue comme Fantastyka. Troisième raison : pouvoir à nouveau publier les textes de Pierre Gires.

Vous aviez créé la maison d'Edition 'Promofantastique' pour cette occasion ?

Exact. En fait, j'ai repris le nom d'une association créée en 1970, qui avait organisé un certain nombre de choses dans le domaine.

Vous y développiez 3 à 4 dossiers très spécifiques et très souvent inédits ? Comment les thèmes étaient choisis ?

Le principe était que, comme dans l'EF à l'époque, tous les dossiers soient inédits en France.
J'avais, entre autres, un accord de reproduction d'articles du prozine américain Little Shoppe of Horrors (de même que quelques années auparavant, j'avais un accord similaire pour Cinefex), et j'ai repris un certain nombre d'interviews et d'articles en ce qui concerne la Hammer Films. Sinon, nous décidions, avec Pierre Gires, co-rédacteur en chef, et principal rédacteur de la revue, des sujets à traiter, et mes correspondants US nous fournissaient des interviews avec des acteurs, réalisateurs ou producteurs du passé.

Les parutions étaient incertaines. Vous avez même fait une pause à la fin des années 90. Pourquoi ?

Cela a correspondu avec la situation de l'EF - mon magazine prioritaire - lui-même incertain parfois. Au début, la parution de Fantastyka, sous ma direction, puis sous celle d'un autre éditeur, a été régulière. Puis il y a eu des problèmes de disponibilité. Fantastyka était une revue entièrement faite par des bénévoles (collaborateurs, traducteurs, maquettiste, éditeur). Un moment donné, on publiait l'Ecran Fantastique, Fantastyka, Toxic et des hors-séries ! Quand il a fallu choisir, j'ai pu refaire paraître Toxic, qui avait un lectorat plus nombreux que Fantastyka, mais mon principal souci a toujours été l'Ecran Fantastique.
Ma fierté est d'avoir tenu bon dans les pires moments.

Le numéro 24 fut le dernier… où un projet de relance est prévu ?

Il y a eu plusieurs projets de relance.
Au moment où l'Ecran Fantastique a été publié par Cyber Presse, j'avais un (autre) éditeur disposé à reprendre Fantastyka, mais j'ai craint des conflits d'intérêt et j'ai laissé passer le temps. Je ne sais pas si dans le contexte actuel de la presse il serait prêt à reprendre un magazine sans pub et sans profit commercial. Avec un autre éditeur, on en a reparlé voici un an ½. Il est parfaitement possible que Fantastyka reparaisse un jour. On avait quand même un indice de satisfaction du lectorat de 80% (score plus élevé que celui de L'Ecran Fantastique).

Quels sont les articles parus dans Fantastyka dont vous êtes le plus fier ?

Je suis fier de tous les articles parus, et en particulier de ceux de Pierre Gires.

Propos recueillis par JLuc G, en janvier 2009
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Alain Schlockoff nous a accordé un autre entretien en juillet 2009: