La Magazine du cinéma
par René CHICHE.

La Magazine du cinéma n°1



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La Magazine du cinéma n°1



Une nouvelle revue de cinéma est apparu dans les kiosques, il y a quelques jours. Nous avons décidé d'en savoir plus sur son rédacteur en chef, René chiche et ce nouveau MAGAZINE DU CINEMA.

Comment êtes-vous arrivé dans le monde de la critique cinématographique?

Je suis licencié en droit et diplômé d'une école de journalisme, mais j'ai toujours été passionné de cinéma. Dès mon premier poste au sein de Radio-Libération d'abord, puis du Groupe Hachette-Filipacchi et du Groupe Ayache ensuite, j'étais en charge de la rubrique Culture-Cinéma. J'ai ensuite produit et réalisé des dizaines de reportages TV sur le cinéma pour La Cinquième et France 5. Mais je ne me considère pas comme un « critique » de cinéma pur et dur, je reste un journaliste de cinéma, pouvant traiter d'autres sujets comme la politique française, l'économie, les médias ou l'actualité internationale. Pour moi, les critiques d'aujourd'hui sont des gens très spécialisés dans ce domaine comme, entre autres, Jean-Michel Frodon, Eric Libiot, Gérard Lefort, Xavier Leherpeur, Pascal Mérigeau, Alain Riou, Elizabeth Quin (avec qui j'ai démarré en radio) ou Thierry Chèze ainsi que le furent jadis Jean-Louis Bory, Claude Mauriac, Serge Daney, André Bazin ou Jean de Baroncelli.

Vous êtes le rédacteur en chef d'un nouveau bimestriel : Le Magazine du cinéma. Il va falloir trouver votre place entre les cahiers/Positif et Première/Studio. Offrir un nouveau magazine sur le cinéma est un sacré pari

Je ne parlerais pas de pari, mais d'une nouvelle aventure professionnelle et d'une nouvelle offre proposée aux lecteurs : un bimestriel plus grand public, plus accessible, populaire dans le bon sens du terme, sérieux dans le traitement de l'information et moins élitiste que les journaux que vous évoquez. Nous nous adressons à ceux et celles qui aiment le cinéma et qui y vont régulièrement, mais aussi aux autres, ces gens qui apprécient l'univers du 7ème art, son côté glamour, ses têtes d'affiches mais qui ne se rendent pas souvent dans les salles obscures. Donner envie d'aller encore plus au cinéma à ceux qui y vont et redonner l'envie à ceux qui y vont moins, voire jamais.

Ce magazine est édité par Lafont presse. qui avait déjà tenté la publication cinématographique (Ciné Mag) en 2009. Vous étiez déjà rédacteur en chef adjoint (du n°3). Pourquoi n'a-t-il connu que 3 numéros ?

Je crois que la société de presse qui fabriquait « Ciné Mag » pour le Groupe Lafont Presse gérait mal ce produit (c'est ainsi qu'à ma grande surprise, ils ont mentionné mon nom comme rédacteur en chef adjoint alors que je n'avais que simplement collaboré comme journaliste avec des interviews et quelques articles !!) et que le Groupe Lafont Presse a préféré mettre un terme à cette collaboration, à mon avis, à juste titre.

Il y a une réelle volonté de ce groupe d'aborder la presse cinéma ?

C'est surtout la volonté du Groupe Lafont Presse d'être présent dans ce secteur, où il n'avait pas de titres jusqu'à présent, et d'apporter une nouvelle offre dans une thématique un peu immobile depuis quelques années. N'oubliez pas que le Groupe Lafont Presse, avec sa cinquantaine de magazines dans différents domaines (économie, people, art de vivre, pratique, culture, santé, sports.), est l'un des derniers groupes de presse français indépendant, et extrêmement dynamique.

A la fin de la lecture de votre numéro 1, j'ai eu l'impression de retrouver les premiers numéros de premières avec les articles sur Depardieu, Deneuve et Belmondo ? Vous avez une préférence pour le cinéma français ?

J'apprécie tous les styles de cinéma, mais il nous a paru judicieux de publier 3 « stories » sur 3 acteurs de l'hexagone, qui ont des statuts de star. Dans le numéro 2 qui paraîtra le 15 mai, il y aura des « stories » sur Marilyn Monroe, Orson Welles et Brigitte Bardot, même si nous hésitons encore sur notre choix final. En tous les cas, j'apprécie votre comparaison avec les premiers numéros de « Première », époque Esposito-Lavoignat-Frimbois dont j'étais un jeune lecteur assidu.

Comment avez-vous recruté vos collaborateurs ? Comment organisez-vous la répartition des tâches et des sujets ?

Mes collaborateurs sont des jeunes journalistes free-lance que j'ai recrutés et à qui je donne leur chance, même si certains sont un peu plus expérimentés. Comme je fabrique ce magazine pour le Groupe Lafont Presse avec ma propre structure (26 Développement Presse) qui travaille sur d'autres titres du Groupe, nous avons une totale liberté dans notre organisation de travail avec pour seules contraintes de rendre un produit de qualité et de tenir les délais de fabrication et d'impression. J'établis le sommaire, j'écris moi-même plusieurs articles et je dispatche les autres articles, chroniques sur les films ou les DVD, les interviews, les sujets ainsi que les projections-presse à laquelle se rendent nos colaborateurs. Et je contrôle et supervise la maquette, la mise en pages et les visuels avec notre chef de fabrication et notre responsable de l'iconographie.

Vous avez écrit quelques livres (les guides des métiers de la télé) vous avez été journaliste pour la TV (France 5) et producteur d'émissions. et il n'y a pas de rubriques TV, ni DVD dans votre nouveau magazine?

Si, il y a quatre pages sur l'actualité des DVD et BRD ! Je mets par ailleurs en place un club d'abonnés exceptionnel qui s'appelle LE CLUB 26 : pour 26 euros par an (24 euros + 2 euros de frais de gestion), chaque abonné reçoit, à domicile, 12 DVD par an, soit 1 DVD par mois ! C'est une offre inédite, exceptionnelle et jamais vue en terme de rapport qualité-prix !! Ce sont des DVD neufs et récents, merci d'en parler autour de vous et de vous abonner si vous le souhaitez, le coupon d'abonnement se trouve dans « Le Magazine du Cinéma » (prochain numéro, le 15 mai) ;

Vous aviez aussi lancé un CINE HEBO gratuit en janvier 2004 tiré à 100 000 exemplaires. Comment et pourquoi s'est fini cette aventure ?

J'ai créé et dirigé « Ciné hebdo - l'Actualité du Grand Ecran » entre novembre 1983 (lancement en janvier 2004) jusqu'en juin 2008. Nous étions le seul hebdomadaire gratuit sur le cinéma, nous avions été approchés par le quotidien gratuit « Métro » pour une distribution en commun dès le mois de mars 2004 et par « Allociné » pour un partenariat en avril 2004, deux propositions très intéressantes mais refusées stupidement par notre principal actionnaire qui ne comprenait pas grand-chose au monde de la presse et des médias ! Ce fut une aventure passionnante et qui s'est arrêtée en raison de l'incompétence et la naïveté des actionnaires majoritaires (je n'étais qu'actionnaire minoritaire) qui ont crû vendre le titre à un investisseur-mythomane qui n'avait, en réalité, pas un euro en poche, ce que j'avais prédit. Je passe sur les détails ! Etant propriétaire du titre « Ciné hebdo-l'Actualité du Grand Ecran », je l'ai ensuite vendu à une petite société en communication qui a tenté de le relancer quelques mois, sans succès et sans une équipe assez professionnelle pour le faire. C'est la vie de la presse, des médias et de l'économie et je suis ravi de m'investir, avec le Groupe Lafont Presse, sur « Le Magazine du Cinéma ».


Propos recueillis par JLuc GAIGNEPAIN, en avril 2012
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