BALBO Lucas
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Classique du cinema bis



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Lucas BALBO est journaliste, documentaliste, auteur... mais c'est surtout sa création NOSTALGIA CINEMA BIS que nous avons voulu évoquer.

Quelles études avez-vous suivies. Pendant votre scolarité, avez-vous eu des activités dans le cinéma ?

Des études classiques jusqu’au niveau Bac. A part d’être un fan assidu du ciné-club du lycée, je n’ai pas eu d’activités directement liées au cinéma.

En 1982 vous concevez NOSTALGIA, un fanzine consacré au cinéma de l’imaginaire. Quelles étaient alors vos motivations ?

J’avais, dans l’année précédente, aidé Jean-pierre Putters pour ses premières éditions entièrement imprimées en offset, notamment pour les premières couvertures en quadrichromie. Profitant d’un licenciement économique, je me suis lancé dans le fanzinat avec une formule similaire à mes revues préférées (les éditions françaises de Eerie, Creepy et Vampirellla dont je fus l’un des premiers abonnés, récompensé par un portrait d’oncle Creepy, prêt a encadrer), pour un contenu moitié bande dessinée, moitié cinéma fantastique. Donc, pas de motivations particulières, juste l’envie de voler de mes propres ailes dans un domaine qui me passionnait et d’utiliser mes premières collections de photos, future base de ma photothèque.

Avez le n°5 (juin 84) vous ne vous consacrez plus qu’au ‘cinéma bis’. Un recentrage nécessaire?

Le virage a commencé en fait avec le n°3 qui devient Nostalgia "Cinéma-bis", après l’aventure d’un numéro partagé avec d’autre fanéditeurs (Heretic, un seul numéro paru). Le recentrage vient plus du fait que je ne trouvais pas de nouveaux dessinateurs de bd et que la spécialisation cinéma était plus simple.

Un an s’est écoulé entre le n°5 et le n°6. Ce sont ces difficultés d’éditeur/Distributeur qui vous ont obligé d’arrêté NOSTALGIA après le numéro 8 ?

Oui, même avec la meilleure volonté du monde, il n’y a pas de place en France pour les petits tirages (500 à 2 000 exemplaires): soit on édite un truc tout simple photocopié à une centaine d’exemplaires, soit on passe à la grosse machine 30 000 exemplaires minimaux, avec d’énormes responsabilités financières et éditoriales.
Le numéro 8 est en fait un numéro gag, en référence à l’introuvable n° 8 de Midi-Minuit fantastique, que j’ai délibérément imprimé à 50 exemplaires pour le Festival du film fantastique de la cinémathèque universitaire de Censier.

Quels étaient vos collaborateurs et leurs rôles ?

La plupart du temps, ils s’agit d’amis rencontrés au projection ou de «critiques» (je n’aime pas vraiment ce terme) qui me passaient des articles refusés car jugés trop pointus.

En 1991, vous créez la SARL « ARTSCHIV » pour vendre et louer des documents cinéma. C’est votre côté collectionneur ?

Non, pas vraiment, pour pouvoir distribuer les numéros hors série (Klaus & Nastassia Kinski, Richard Widmark, Jack Palance), il me fallait une structure plus officielle que l’Association a but non lucratif qui servait d’abri à la revue/le fanzine. J’ai donc élargi mon champ d’activité pour rentabiliser l’édition des hors série.

Vous avez collaboré aux FICHES DE MONSIEUR CINEMA ?

Oui, en tant que documentaliste uniquement. Notre collaboration s’est arrêtée quand ils ont recopiés entièrement «notre» filmographie de Jack Palance, film canular y compris…

Maintenant que vous êtes journaliste, documentaliste et producteur cinéma ? Vous n’écrivez plus de critiques pour les revues de cinéma ?

Je viens de finir LES CLASSIQUES DU CINEMA BIS, un ensemble de critiques/présentations de 500 films du genre de 1955 à 2007. Le livre est écrit en majeure partie par mon ami et collaborateur de longue date Laurent Aknin (environ 2/3 Laurent et 1/3 Lucas), mais j’ai fourni 99 % de l’iconographie. Ce livre fait suite aux succès de CINEMA BIS, 50 ANS DE CINEMA DE QUARTIER paru chez le même éditeur (Nouveau Monde éditions).

Propos recueillis par JLuc G, en juillet 2009
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