Nicolas THEVENIN

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Quelles études avez-vous suivies ? Pendant votre scolarité, avez-vous eu des activités dans le cinéma ?

J'ai suivi un cursus de Sociologie jusqu'en DEA, obtenu en 2003. Le cinéma était avant tout une passion, mais mon travail universitaire s'est focalisé sur le cinéma asiatique et surtout japonais. Durant cette période, j'ai par ailleurs commencé à collaborer comme programmateur dans diverses associations nantaises attachées à la diffusion cinématographique (Le Cinématographe et bulCiné), et à animer des émissions de cinéma sur des radios locales.

Consacrer le premier numéro de TROMPE LE MONDE entièrement à un réalisateur/scénariste est une démarche éditoriale originale. Le choix d'Oliver Assayas c'est tout de suite imposé ?

Il faut préciser que Trompe le monde est conçu par trois personnes, sans rapports hiérarchiques. Avec moi, travaillent donc Arnaud Bénureau, journaliste spécialisé dans le cinéma et la musique pour diverses revues locales et nationales, et Nicolas Carpentier, graphiste et créateur de nombreux fanzines rock à Nantes.
Le choix d'Olivier Assayas s'est imposé à la faveur d'une double actualité, à la fois locale (une intégrale au Cinématographe) et internationale (la finalisation se son triptyque sur le terroriste Carlos, qui sera projeté lors du Festival de Cannes 2010). C'est par ailleurs un cinéaste que nous apprécions particulièrement, et dont le parcours singulier, à la fois en tant que critique et réalisateur, est passionnant.
Cette démarche éditoriale émane d'un attachement particulier de notre part au recueil de la parole et à l'entretien, que nous pouvons pratiquer par ailleurs à la radio. Elle provient aussi d'un constat un peu triste : l'entretien long et approfondi est une forme trop peu courante dans la presse, qui privilégie souvent des formats brefs et très superficiels.

Vous avez en commun cette passion pour le cinéma d'Asie.

Oui, j'ai également cette passion pour le cinéma asiatique, et au-delà, de l'Asie, ce qui m'a notamment conduit à un séjour long au Japon en 2005, et à travailler sur un court-métrage tourné à Séoul en 2009. Je suis avec une certaine assiduité notamment le cinéma japonais, coréen et hongkongais.

Je crois que vous aviez sorti un n°0. il y a plus de 4 ans. Pourquoi tant de temps. Il y aura un n°2 ?

Effectivement, beaucoup de temps s'est écoulé, et Olivier Assayas figurait d'ailleurs déjà au sommaire du n°0, qui était consacré aux rapports entre son et image. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce délai : le fait que Trompe le monde soit pour nous une activité parallèle à nos activités principales, même si elle en est très complémentaire, l'économie précaire dans laquelle nos évoluons, qui impose une certaine modération des coûts, et l'envie de ne pas nous imposer de périodicité, de façon à être totalement libres et à surprendre à chaque fois.
Oui, il y aura un numéro 2, nous y réfléchissons en ce moment et souhaitons que ce numéro sorte avant fin 2010. Pour l'instant, rien n'est encore défini clairement.

Vous êtes très attaché à votre ville de Nantes (Radio, programmation et compte-rendu du festival nantais dans Positif). Comment se porte la cinématographie dans les Pays de la Loire ?

Oui, je suis très attaché à mener des actions liées au cinéma à Nantes : je collabore à une émission de cinéma sur la radio Jet Fm depuis plus de dix ans, à la programmation du Cinématographe et du Festival des 3 Continents, et travaille par ailleurs dans le domaine de l'éducation de l'image, à destination de divers publics et élèves.
Il est difficile de jauger précisément l'état de santé du cinéma dans les Pays de la Loire, mais il se porte globalement bien : on peut y trouver un certain nombre de festivals importants et dynamiques, et le travail en réseau est efficace. Cependant, comme partout, certaines luttes sont à mener, comme la réduction des disparités quant à la diffusion entre les zones rurales et urbaines, et la préservation des salles indépendantes ou associatives, et des programmations alternatives, face aux grands réseaux privés.

Vous collaborez à d'autres sites fanzines ou revues ?

J'ai collaboré ponctuellement à Positif, à Split screen, ainsi qu'à Cinémaction.
J'ai par ailleurs coordonné un ouvrage consacré à Nagisa Oshima, dans le cadre d'une coopération entre le Festival des 3 Continents et Carlotta Films. Et j'ai glané, par l'intermédiaire de la radio ou dans d'autres, un certain nombre d'entretiens, en France, au Japon et au Maroc, que j'aimerais un jour exploiter, sous une forme ou une autre.

Propos recueillis par JLuc G, en avril 2010
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