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Je possède quelques numéros en double. Je suis prêt à les échanger. |
La puissante Fédération Française des Ciné-Clubs (FFCC), forte de ses 180 clubs et 60 000 adhérents, remplace en novembre 1954, son bulletin à diffusion interne : 'Ciné-Club' (1947-1951) par une revue au format de poche : CINEMA 55 dirigé par Pierre BILLARD.
(Le numéro accompagnant le nom de la revue représente l'année).
Cette Revue, destinée aux animateurs,aux membres et aux publics des ciné-clubs de la FFCC, n'a pour vocation que la découverte, l'étude et les connaissances dans l’actualité cinématographique. Refusant d’être une revue de chapelle ou de spécialiste, se voulant avant tout populaire, Cinéma aborda tous les genres, les tendances, les époques… et tout ce qui constitua la culture cinéphilique.
Pendant sa première année Cinéma a du mal à imposer son rythme mensuel (sept numéros entre novembre 1954 et la fin de 1956), peine surtout à trouver ses marques entre bulletin et magazine, à inventer sa spécificité de revue.
Une équipe de critiques se met progressivement en place, où on trouve des gens formés par les ciné-clubs, beaucoup sont enseignants (d’où souvent une approche pédagogique, donc sérieuse, documentée… et un peu triste). Si Les cahiers du cinéma de la nouvelle vague et Positif sont des machines de guerre, Cinéma a plus vocation d’être un lieu de formation, une école ou la cinéphilie est laïque. En 1957, on y enseigne un cinéma sans parti pris, avec une ouverture vers les cinématographies d’Europe de l’Est ou d’Amérique latine.
Au début des années 60, Cinéma trouve un équilibre entre sa relation avec la FFCC et son ambition de créer un ‘guide du spectateur’ , et la dynamique propre d’une revue de large diffusion (24 000 exemplaires).
Les mouvements des années 68 verront s’affronter toute les revues sur l’interprétation a donner aux événements, à la critique et aux films. L’évolution de la revue étant très liée à celle de la politique de la FFCC, aux développements des salles d’art et essai et la fermeture de nombreux ciné-clubs, l’équipe rédactionnelle se divisera sur les suites à donner à la revue. Une partie des critiques (Claude BEYLIE, Guy BRAUCOURT, Jean A. GILI, Guy HENNEBELLE, Rui NOGUEIRA et Max TESSIER) fondera Ecran en janvier 72.
Très réservée, pour ne pas dire hostile aux recherches nouvelles sur l’analyse de film, Cinéma apparaît à beaucoup comme le dernier bastions d'une conception cinéphilique (plus pédagogique que critique et où les analyses de fond l'emportent sur les comptes-rendus, contribuant à former à la critique les spectateurs, cassant ainsi la fascination au profit de la réflexion).
La revue s’éteindra dans les années 85 avec plus de 320 numéros... pour renaitre sous forme d'hebdomadaire d'une trentaine de pages, mais elle s'orientera vers une accumulation de compte-rendu de manifestations et quelques notules sur les films...
Cinéma paraitra ainsi jusqu'en juin 88 (448).
Dès septembre, le rythme redeviendra mensuel.
Avec le n°484, en mars 92, elle change encore de périodicité et passe à une publication tous les 15 jours. Ce rythme sera tenu jusqu'en décembre 96 (581). L'année 1997 sera la dernière a être régulière. Cinéma disparait fin 97...pour renaire de façon épisodique et squelettique, avec 3 numéros en 98 et 4 en 99.
Le 600eme numéro sera le dernier et sera daté de septembre 1999. Ainsi, après quarante cinq ans consacrés à la culture cinéphilique, Cinéma disparaitra pour toujours.Caractéristiques techniques
Adresse
49 rue du Faubourg Poissonière
75 009 PARIS - FRANCE
1ière parution:
Novembre 1954
Dernière parution:
Septembre 99
Périodicité:
Mensuelle, hebdomadaire (09/85 à 06/88) et bimensuelle (03/82 à12/96)
Nbre de numéros parus:
600.
Format:
13,5 x 18, puis 16,5 x 24, et enfin 30 x 38(1985)
Pages:
10 à 30 pages
Prix:
?
Tirage:
25 000
Autre:
ISSN:
Comité de rédaction
Collaborateurs occasionnels
Seuls les noms suivis d'un astérisque (*)
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